|
Communiqué
Les femmes et la guerre : conséquences
Toronto, le 6 octobre 2005 - Vivre dans
la peur, voir ses proches mourir ou ne plus savoir s'ils sont encore en
vie, devoir fuir sa maison, son pays… Tout perdre. Des milliers
de femmes en situation de guerre ont connu ces tragédies et bien
d'autres.
L'année 2005 ayant été
déclarée par le gouvernement canadien l'Année de
l'ancien combattant, Condition féminine Canada a choisi comme
thème, pour le Mois de l'histoire des femmes qui est le mois
d'octobre, « Les femmes et la guerre : contributions et
conséquences ».
Le rapport élaboré par le Mouvement
ontarien des femmes immigrantes francophones (MOFIF),
« L'impact du conflit armé sur l'intégration
des femmes immigrantes et réfugiées francophones en
Ontario », montre les graves impacts de la guerre sur les
femmes. Parmi les traumatismes de la guerre spécifiques aux
femmes, il y a le viol. À la différence des hommes, le
viol est souvent utilisé comme une arme de guerre contre les
femmes « pratiqué dans tout conflit avec la
volonté affichée d'humilier l'adversaire, de marquer sa
mémoire et son corps de façon
perpétuelle », selon le rapport.
En plus de l'humiliation de la victime, le viol n'est
pas souvent reconnu comme étant une arme de guerre, puisque pour
certains, violer une personne n'est nullement comparable au fait de la
tuer. Le témoignage d'une femme violée le confirme :
« Souvent ils te disent effrontément :
« Où est ton mari? » - « Ils
l'ont tué. » - « Tu vois, lui il n'est pas
là mais toi tu es encore là. Qu'est-ce que tu
réclames? »
À l'occasion du Mois de l'histoire des femmes,
Oasis Centre des femmes tient donc à souligner les
conséquences de la guerre sur les femmes et à manifester
son soutien. La seule agence de services à Toronto pour les
femmes francophones victimes de violence, Oasis compte parmi ses
clientes de nombreuses immigrantes et réfugiées dont des
survivantes de guerre.
Le Mois de l'histoire des femmes existe grâce
à l'initiative d'un groupe de femmes en Colombie-Britannique qui
voulait faire valoir les contributions des femmes à la
société canadienne. On a choisi le mois d'octobre pour
marquer une décision prise le 18 octobre 1929 qui donnait pour
la première fois la possibilité aux femmes d'être
nommées au Sénat du Canada.
Pour de plus amples renseignements :
Niclette Avana, Responsable des communications
416-591-6565, poste 33;
niclettea@oasisfemmes.org
|